Réel .

12 oct

Le réel me heurte, le réel me frappe à chaque instant. Les coups s’enchaînent sur ma confiance ébranlée.  J’ignore quelle direction prendre et je reste sur place, tétanisée. Le décors qui m’entoure n’est que destruction. Je tente de deconstruire avec minutie mais les pans s’écroulent et les murs porteurs se fissurent.

Comment résister? Comment entretenir l’étincelle d’espoir qu’il me reste quand tout se dilette? Je m’accroche à ma base, je suis riche de moi, je suis un phare, je suis une ressource.

Qu’adviendra t’il d’eux si je ploie, m’aimeront-ils encore quand il ne restera que des morceaux éparses?

Je voudrai m’enfuir, oublier jusqu’à ce nom qui n’est plus vraiment le mien. Que suis-je? Sous les identités plurielles , l’unicité perdu crie sa soif d’être. Être simple, peut-être même stupide et n’attendre de la vie qu’une digestion continue. N’être qu’un tube digestif et aborder le réel  sans pensée et sans but.

Dieu…comme je te veux, toi qui m’échappe, toi qui me cherche, comme je te veux…

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