La foret

5 fév

Je ne viens ici que lorsque tu me quittes, ces derniers mois, je n’ai donc pas écris dans cet espace mais le temps semble à nouveau venu.

Je me souviens d’une journée il y a environ un an et demis; c’était en été, durant une de mes période de profonde solitude. J’étais dans la foret de St Germain en Laye et c’était la première fois que je ressentais cet intense sensation de connexion à moi-même, une plénitude que rien n’a encore détruit.

A cette période, ma vie était calme à nouveau, sans passion et sans heurts, sans colère et sans espoir particulier.

J’étais seule et j’étais bien, riche de moi-même. Depuis ce jour, je garde cette sensation et quand j’ai peur, quand j’ai mal, comme aujourd’hui, je m’en souviens car depuis ce jour, je sais…

Mais que sais-je exactement?

Je sais que j’ai le choix, quoiqu’il arrive autour de moi, je peux faire le choix d’aller bien.

Je sais que j’ai suffisamment de force  et de joie pour faire face à ton absence, au manque, au regret.

Car tu vas me manquer, à chaque instant tu vas me manquer. J’ai déjà vécu ce manque, tu m’as déjà quitté.

Il y a 3 ans… Je me souviens, c’était à mon anniversaire. Tu m’avais rayé de ta vie depuis quelques mois et je t’ai écris. Je ne sais plus exactement ce que j’ai écris mais je me souviens de ta réponse: « Qu’est ce que tu veux? Je suis heureux, laisse-moi vivre ma vie » A ce moment là, ton bonheur était une gifle.

Mais, depuis ce jour en foret, où j’ai compris à quel point j’étais capable d’être bien seule, à quel point j’étais capable d’aimer seule et de faire du manque un facteur favorable d’évolution, je n’ai plus peur.

Tu peux mon quitter, mon adoré, je ne chercherais pas à te retenir. Parce qu’aimer, c’est aussi donner de la liberté, aimer, c’est partager ce que l’on a de meilleur et si je suis bien sure d’une chose, c’est de t’aimer, sans négociation possible.

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