Pourquoi viendrais-tu…

12 nov

…tu ne viens déjà pas aux endroits evidents alors ici…

Qu’importe! Ce journal n’est pour personne, même pas pour moi… un inventaire des renoncements nécessaires parce que j’ai parfois l’âme collectionneuse… j’inventorie avec patience.

Ici, au moins, on ne pourra pas dire, ni même penser que c’est un appel. Bien loin des posts cachés dans les archives, la distance est de mise. Point d’effusion, la page est a l’analyse froide.

Bref…La nuit dernière, à la faveur du film Titanic probablement, ainsi que de tout le reste, j’ai rêvé de toi, j’ai rêvé de moi, a défaut d’un « nous » si ardemment renié chaque jour de ta vie… C’est une autre question!

Je suis sur un yatch luxueux au milieu de l’océan avec l’homme qui, durant 17 ans, a partagé, si ce ne sont mes joies, mon temps, en toute certitude. Il m’explique à quel point ce yatch est désagréable et a quel point je suis responsable de l’avoir mis sur un bateau qui n’était pas le sien.

De guerre lasse, je saute alors que le tempête approche. Dans l’océan, terrifiée et pourtant calme, je me dis: « enfin, la paix! »

Pendant ce temps, toi aussi, tu es sur un bateau, et une femme hurle sur toi, prends un fusils et t’ordonne de sauter. Dans l’eau, tu supplies de remonter à bord, elle te regarde et refuse.

Je nage et je te rencontre, je te connais déjà, je te cherchais et je sais qu’il y a une barque pas très loin. Il faut s’éloigner de nos bateaux et accepter que cette misérable barque soit notre refuge. Tu refuses, tu veux absolument remonter sur le bateau. La femme est partie mais il n’y a aucune échelle pour grimper. Tu cherches, tu tournes autour et tu t’épuises, je trouve une vieille barrique flottante qui nous permet de garder le souffle. Sur la barrique est écrit: « A votre bon coeur »

Je t’invite à rejoindre la barque qui offre une chance de survie, tu m’ordonnes de partir et toi tu restes. Je laisse la barrique derrière moi mais je ne parviens pas à aller loin. Je fais la planche, j’ai froid,  la tempête arrive mais tu ne veux pas me suivre.

Les vagues s’intensifient, je ne vois plus la barque, je ne vois plus les bateaux, ni le tien, ni le mien, je ne te vois plus. Je coule et je me réveille…

Pourquoi viendrais-tu lire ceci?

 

 

 

 

 

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